Contact Sport: La vie d’un refugee, fan de foot

 

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A scene from Backa Teater’s “Carton Rouge.” Photo copyright Åsa Sjöström and courtesy Theatre de la Ville.

Par & Copyright Anne-Charlotte Schoepfer

(English version follows.)

PARIS –Une petite pièce de théâtre Suédoise pleine de douceur, « Carton Rouge » a eu sa premiere en France au Carreau du Temple le 23-24 mai, sous le cadre des « Chantiers d’Europe » organisé par le Théâtre de la Ville. D’une durée de 40 minutes, elle nous emmène dans le quotidien de Léo, réfugié, et Rasmus Lindgren, son coach de football. La mise en scène par Gabriela Pichler pour le Backa Teater est osée et intéressante, le public prend place sur la scène, sur des bancs surplombant un terrain de football. Déjà, le fait d’être proches des deux interprètes nous permet de ressentir le caractère bon enfant et familial. L’écriture et le jeu sont par la suite plutôt simples ; c’est par l’intermédiaire du football que l’on découvre le quotidien d’un enfant réfugié en Suède. Il nous parle des déménagements incessants, de la police, de la peur et des limites de sa liberté. Ce qui est touchant dans cette pièce c’est finalement sa sincérité : il n’y a aucun jugement, aucun discours larmoyant sur la condition des réfugiés et aucune morale à retenir. Les deux camarades sont juste là pour raconter, jouer au foot, se déguiser et danser. On aborde ici un thème très médiatique mais de façon très naturelle. Ce naturel est surement dû au fait que l’histoire est vraie et interprétée par les vrais protagonistes. Le travail de jeu et de mise en scène est alors moins poussé que dans d’autres pièces, on ressent des moments plus vides. Le sous titrage en français est aussi quelquefois plus lent que leur parole. Mais au final, cette pièce est pleine de fraicheur et les personnages sont attachants. On sent leur implication et leur vérité dans leur présence. On s’attache surtout à Léo, qui a surement trop vécu et trop souffert pour son âge (12 ans) ; mais qui reste digne et heureux en jouant au football et en acclamant son équipe préférée comme tous les autres garçons…

 

PARIS — An intimate piece of theater from Sweden, full of tenderness, “Red Card” had its French premiere at the Carreau du Temple May 23-24 (when I caught it), in the cadre of the Chantiers d’Europe festival organized by the Theatre de la Ville. 40 minutes long, the piece invites us into the daily life of Leo, a refugie, and Rasmus Lindgren, his soccer coach. The direction, by Gabriela Pichler working with Backar Teater, is daring and intriguing; the public takes its place on the stage, sitting on benches overlooking the facsimile of a soccer field. Already, the simple fact of being so close to the two actors allows us to intimately sense this environment.

The writing and acting of “Red Card” are for the most part direct and simple; it’s
via the medium of soccer that we discover the daily trials and travails of a child refugee in Sweden. Leo talks to us about incessant moving and re-locating, the police, his fear, and the limits of his liberty. What’s ultimately most touching in the work is Leo’s sincerity: He makes no judgment, and doesn’t offer any tear-jerking speeches on the condition of the refugees, nor try to send us out of the theater with any moral lesson. The two comrades are just there to recount, to play soccer, to dress up and dance. Even though this particular theme may be highly mediatized in these times, the approach here is very natural. This honesty is surely due to the fact that the story is true and the actors its actual protagonists. The acting and the direction are thus less insistent than in other works, leaving some moments more empty then others. The French sub-titles also at times had trouble keeping up with the live actors.

In the end, though, “Red Card” is full of freshness and the characters compelling. One senses their involvement and their truth in their very presence. One gets attached above all to Leo, who has surely lived too much and suffered too much for his age, 12, but who remains dignified and happy in playing soccer and in championing his favorite team — like any other boy.

Translated by Paul Ben-Itzak, with the author.

 

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